Je suis dans le laboratoire de l'EBSI, et voilà que je m'évade....
Je suis dans la cuisine, chez moi avec maère puis, les pieds sur une chaise, je me réchauffe les mains autour d'une énième tasse de thé. On parle de chose et d'autres. Maman, elle préfère le café. On vient de fermer les volets, plein nord. Le vent s'est engouffré, laissant une fraîcheur frissonnante. Georges est concentré sur ces orangettes. Il plonge chacune des lamelles d'orange qu'il a confites durant un long processus de trois semaines, dans le chocolat noir fondu. Il fixe de l'oeil la température du choclat, pour qu'une fois solidifié, il ne craque pas autour de l'écorce d'orange. Mon frère est en train de marteler marche après marche, l'escalier, il va bientôt ouvrir la porte. Maman se lève déjà...Marion arrive derrrière, elle rit.
Anserville - 23 décembre - après 750 kms, et le contournement de Paris par la francilienne. Non, on ne s'est pas perdu du côté de Gonesse cette fois. Tout est bien allé. On se prépare dans la voiture, on va bientôt arrivé. Nos jambes coincés sur, sous, entre les paquets, les bagages, sentent la délivrance approcher.
La nationale 1, la descente dans une sorte de combe. Au loin l'ombre noir des forêt de l'oise. On passe devant la station service, et on prend l'embranchement à l'indonésienne, à gauche. On a quitté la nationale, pris la petite route qui mène jusqu'à Anserville. On se projette les dernières étapes avant d'arriver : le stop, le nouveau feu et unique rouge (très long), le deuxième stop, on tourne à gauche, le clignotant à gauche, le portail bleu. Quelqu'un sort de la voiture pour aller ouvrir. On entre. On se presse de sortir. On va ouvrir la porte. Et on s'embrasse on entre il fait froid, il fait chaud, on se précipite mais il faut aussi chercher les bagaes. Les chambres sont assignées...Le débarquement.
On va manger, on se pose devant la cheminée jusqu'à presque se brûler de chaleur. Les enfants, petits cousins et petites cousines, regardent ces nouveaux-venus avec un oeil perplexes, jaugeant quels étaient ces nouveaux princes et princesses venant troubler l'ordre de la Cour familiale dont ils sont habituellement les rois et reines. Ils font comme si de rien était. Ils cherchent l'attention à tout prix de leurs parents. Y a les deux petites dernières qui de toutes façon ne suivent rien : elles têtent goulûment.
Névache - un matin de fin décembre -
ça sent bon le pin. Les lourdes couvertures me retiennent au lit. J'ai entendu par petites touches des pas sur le plancher, des chuchotements, des portes s'ouvrir et se fermer. Les discussions vnt déjà bon train en bas. J'ai entendu le café être filtré. Je sens l'odeur du pain grillé. Premières chicanes de Bertrand et de ses cousines. On ne sait pas qui fait quoi. C'est le manège des enfants, devenant adolescents, qui a élevé trop fort le ton et qui a troublé la paix du petit déjeuner des adultes. Ils vont de toute façon déjà s'habiller pour sortir faire du ski au petit et unique remonte-pente du village, juste à côté du chalet.
Je descends. Il reste épars des bols utilisés et d'autres encore empilés, propres; des tartines de pain grillé au fond de la corbeille de pain, un fond de thé. Plus de café. Je m'installe au bout de la table près de la lumière du jour qui passe par la grande "baie" vitrée. Papa est en train de ranger des choses sur le comptoirs. Martine a déjà fini de préparer le repas pour midi, qui est en train d'exhaler toute ses odeurs. Jean-Louis et Agnès se préparent aussi pour aller faire du ski. Puis moi je vais bientôt les suivre. Mais d'abord je profite de sentir le temps qui passe, je profite de regarder les montagnes enneigées devant moi, le plateau des thures, l'aiguille rouge...J'ai envie d'aller faire du ski de fond au col de l'échelle...Le temps est si bleu...
Joyeux Noël à tous! Vous me manquez...