La semaine s'achève, bien remplie.
La communauté de l'informatique libre me paraît assez divisée entre ceux qui s'y intéressent, ceux qui la font vivre et enfin ceux qui "informatique, quoi...?"
Autour de cette question du libre en informatique, il y a de multiples notions qui gravitent :
- licences libres GPL, logiciels libres, principes, open source, distributions bâties à partir du noyau linux (qui ne ressemblent plus guère à ce noyau dont on attribue la paternité à Linus Torwald). Ces notions sont en réalité étroitement liées. D'ailleurs, ce sont plus des réalisations que des notions. Disons que toutes ces réalisations sont des morceaux du logiciel libre.
J'ai assisté mercredi soir à une conférence de vulgarisation sur le logiciel libre donnée par un journaliste, François Huot. Je me suis aperçue de plusieurs faits :
- la compréhension de ce que sont les logiciels libres est plus complexe qu'une simple lecture des principes
- comprendre ce qu'est un logiciel libre invite à penser à d'autres enjeux connexes à savoir les questions de droits d'auteur et d'accès aux données (les bases de données et les logiciels dépendent de la législation du droit d'auteur)
- le logiciel libre s'ancre différemment dans l'économie. Ils n'existent pas dans l'industrie logicielle, mais dans toute l'ingénierie de services informatiques : partir d'un logiciel libre et avoir la possibilité de l'adapter pour d'autres selon des besoins particuliers.
L'idée sous-jacente ce n'est pas que le premier client paie pour l'amélioration d'un logiciel, mais c'est que les possibilités de personnalisation (dans la limite du faisable) soient maximisées.
De plus, il y a toujours la possibilité de modifier le logiciel au besoin, parce qu'on a un accès à comment celui-ci est construit.
Si on sait si bien construire des édifices complexes à l'heure actuelle, c'est bien parce que les secrets ont été révélés de génération de bâtisseurs en génération de bâtisseurs, c'est parce qu'on se transmet le savoir.
Pourquoi donc ne pas laisser les informations, les savoirs en libre circulation? Il me semble que c'est ainsi qu'on peut se garder de commettre des erreurs similaires, que c'est ainsi qu'on stimule l'innovation, et qu'on découvre du savoir utile pour tous.
Le logiciel libre est un exemple de ce passage qu'on est en train de vivre : ce sont les savoirs-faire, les compétences qui devraient avoir de la valeur et pas le produit. On procède plus à un échange d'expertise...maintenant. Enfin, j'ose le croire...
Bon les prochains billets : fin de la première version de mon travail de session, travail et bénévolat, logiciels libres pour bibliothèques, youhou les vacances de Noël, et et ... un petit mot sur les potentialités d'une représentation cartographique à partie de la carte dsl du Québec de Robin.